Le fromage en
sol québécois
Au Québec, les colons de la Nouvelle-France ont apporté avec eux leurs traditions en matière de fabrication de fromages. Mais, après la Conquête, la production s’est limitée surtout au cheddar, fromage d’origine anglaise.
Le Québec a toujours été un précurseur en matière de production fromagère en Amérique du Nord. Dès la fin du XIXe siècle, on trouvait à Saint-Denis-de-Kamouraska la première fromagerie-école nord-américaine. Depuis 1893, l’École de laiterie de Saint-Hyacinthe, aujourd’hui connue sous le nom d’Institut de technologie agroalimentaire, œuvre à l’amélioration des techniques de fabrication du fromage et à la recherche en chimie, en bactériologie et en nutrition.
Un nouvel essor
Pendant longtemps, deux communautés religieuses ont maintenu le phare d’une production fromagère différente du cheddar.

1893
Les moines de la Trappe d’Oka ont commencé en 1893 à fabriquer leur célèbre fromage inspiré du Port-Salut d’outre-mer.
1943
Pour leur part, les moines de l’Abbaye de Saint-Benoît-du-Lac se sont lancés dans l’aventure fromagère en 1943.
Années 1980
Le retour à la terre et aux valeurs traditionnelles insuffle une nouvelle vie à la production de fromages fins. L’arrivée en sol québécois d’un artisan-fromager d’origine suisse, Fritz Kaiser, attise l’engouement des producteurs québécois pour les fromages traditionnels européens. Plusieurs s’intéressent donc à la production de fromages dits « de spécialité » et leurs produits commencent à remporter des prix dans des concours internationaux.
Fin de 90
Des micros fromageries ont vu le jour, dans différentes régions du Québec, pour nous offrir une panoplie de fromages artisanaux dont plusieurs fabriqués à partir de lait cru.
Aujourd’hui
Nous récoltons le fruit de tous ces efforts puisque les fromages fins du Québec offrent aux consommateurs une qualité reconnue et une diversité remarquable. Il n’est donc pas étonnant que l’industrie fromagère soit devenue un des secteurs de l’alimentation qui a connu le plus d’expansion au Québec.