Chez les Bergeron, le fromage, c’est une histoire de famille. Tout a commencé en 1940, alors qu’Edmond décide de se lancer dans la production de cheddar. Il ouvre sa fromagerie dans son petit patelin à Saint-Bruno, au Lac-Saint-Jean. Cette entreprise sera ensuite reprise par ses fils et donnera envie à ses petits-enfants de fonder leur propre fromagerie : la Fromagerie Bergeron. Ces derniers se lancent dans le projet en 1989, alors qu’aucun permis de fabrication de cheddar n’est disponible, mais ça ne les arrête pas pour autant. Bien au contraire. Ils y voient une opportunité. Celle de s’orienter vers le gouda, un fromage qu’on importe beaucoup, mais qui n’est pas encore produit au Québec.

Devenir grands en demeurant artisans
Une décision plutôt marginale à l’époque, mais qui, pour la 3e génération de fromagers, semblait plus que logique. C’était l’occasion de devenir les leaders du gouda au Canada. À leurs yeux, c’est un fromage « de tous les jours », au même titre que le cheddar, et qui mérite sa place à table. Ils ont alors lancé leur premier fromage enrobé de cire rouge. Un geste qui, en plus de révolutionner le marché, a permis à leur produit de se distinguer des goudas exportés. La cire rouge est d’ailleurs devenue un symbole fort du gouda chez nous. Au fil des ans, les Bergeron ont créé treize fromages sans lactose, et se sont positionnés comme des pionniers du gouda québécois, sans jamais mettre de côté leur âme artisane qu’ils transmettent dans le Louis Cyr, un fromage fin conçu avec le lait de vaches nourries en majorité au foin sec.
S’amuser responsablement
Même après trois agrandissements de la fromagerie, leurs valeurs n’ont pas changé. Pour les Bergeron, l’environnement a toujours été une priorité. Ayant fait l’acquisition d’un système d’osmose inversé en 2020, ils peuvent maintenant se vanter d’économiser 20 000 L d’eau par jour. C’est l’équivalent de deux camions-citernes! Ils se sont également munis de robinets mains libres et d’aérateurs pour réduire leur empreinte écologique, permettant ainsi d’économiser 6 000 L d’eau par jour. Même leurs barquettes d’assortiment prennent un virage vert. En se tournant vers des matières recyclables et conçues au Québec, ils réduisent leur impact environnemental de 69 %. Les Bergeron mettent tout en branle pour que la fabrication de fromage demeure « une passion, un jeu, un plaisir » encore longtemps.
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